16 et 17 octobre 2021: ENFIN à la Frémoire…

La reprise heureuse des activités de groupe de notre Ordre favori s’engage de belle manière, en ce samedi 16 octobre, par un après-midi d’automne fort ensoleillé, aux salons de la Louée à Haute Goulaine.

Le point primordial à l’ordre du jour de l’assemblée générale est la modification des statuts, il nécessite un vote des membres présents et de ceux nommément représentés par mandat. Les questions furent nombreuses et leurs réponses expliquées par notre sénéchal. Le vote prononcé reçut l’approbation du projet à l’unanimité. Puis en corolaire des statuts, une réécriture du règlement intérieur s’imposait, là encore les questions fusèrent ; elles trouveront bientôt une réponse appropriée dans un nouveau projet d’écriture moins urgent que le premier sujet.

Le chapitre qui s’en suivit, aussi sérieux soit-il, s’engagea rapidement dans une procédure moins rigoureuse, tant l’ensemble des acteurs était heureux de se retrouver après cette trop longue et navrante autarcie sociale imposée. Pourtant, les prétendants étaient de qualité, qu’on en juge :

Christophe Cadorel, présenté par Loïc Friocourt, sonneur de cornemuse au bagad de Nantes, marqueteur de harpes, est gendre d’un vigneron des coteaux d’Ancenis. Et nous fûmes instruits que son épouse ramène les barriques à son domicile le samedi à Saint-Géréon, bienheureux évoqué contre les maux de tête.
Cécile Métaireau, présentée par Patrick Cochet, appartient à la troisième génération de bretvins. Elle se destine à prendre en main la très belle cave de son papa à Aigrefeuille-sur-Maine. Elle n’avait pu se présenter à la Bouteille d’Or de cette commune (et à ses fâcheux frimas) en raison du terme de sa seconde maternité.
Christian Leroy, présenté par Yves Métaireau, bien petit à la naissance, il est né sur la table familiale chez des horlogers-vignerons…. Si, si ! Devenu grand et fort, il développe les activités parentales en y ajoutant celle d’électricien. A la retraite, il parcourt les océans à la voile, une cambuse bien garnie en muscadets.
Dominique Gentile, présenté par Paul Dalon, est également bien né. Il est venu au monde le jour de la saint-Parfait. Désormais grand voyageur-retraité, il eut un parcours professionnel hors du commun : chercheur (trouveur) dans de multiples organismes prestigieux (C.E.A. – C.N.R.S. entre autres), titulaire de plusieurs thèses, il présente le grand intérêt pour les bretvins d’être plurilingue.
Je fais le serment…

Leurs épreuves de la pipette ne soulevèrent aucune difficulté, ni même la diction du serment bretvin déclamé haut et fort. Non, l’embarras « déconcertant » vint lorsque notre Grand Maître préféré voulut leur remettre la grappe, lourd insigne de leur appartenance nouvelle : de grappes…. Point ! Le fort honorable garant désigné, tout à sa haute tâche précédente dans l’ordre du jour, avait « oublié » ces dernières au lieu habituel de sa résidence…. Las, la difficulté présente fut heureusement solutionnée par le prêt « temporaire » d’insignes glanés parmi l’auditoire bienveillant des dames de la duchesse Anne et des chevaliers bretvins, désormais condisciples.

Inutile de préciser que la mésaventure fut humoristiquement commentée après l’hymne bretvin, lorsque le muscadet d’honneur s’invita – enfin – avec délice en ayant pour objectif de réhydrater tous les gosiers sérieusement desséchés. Suite à ces bien sages libations, un délicieux souper aux fumets engageants invita les bretvins présents à s’assoir vivement afin de partager repas et bonne humeur.

Ils posent pour la postérité… (voir complément photos sur le chapitre)

Le lendemain, dimanche 17 octobre, à l’aurore un brin frisquet, les officiers de bouche et les échansons s’activent déjà avec célérité sous l’immense tente mise à disposition au château de la Frémoire. Le bretvin n’est pas farouche, il veut montrer que les attentions qui leur sont offertes avec le réveil bretvin, honorent généreusement ceux qui en ont la charge. La journée commence bien !!!

Le prévôt invite au défilé ; de la grille au château, l’alerte cortège s’arrête bientôt sous l’enseigne bretvine présentement masquée. Le connétable Yves Cailler, efficace grand organisateur des festivités, sollicite le doyen Lucien Fortin pour qu’il taille les pampres du cep de vigne sous-jacent à l’écusson. Vite manié, le sécateur libère le sarment relié à l’emblème ; notre enseigne resplendit enfin de noblesse. La colonne reprend sa progression jusqu’au perron dominant la Sèvre, où notre imagier fixe la famille bretvine pour la postérité.

Paul Dalon, notre chancelier maître de cérémonie, prend la parole pour présenter les festivités. Il appelle le directeur de la Fédération des Vins de Nantes à présenter la bannière “MUSCADET Vins de Nantes”. Le discours du Grand Maître évoque l’accueil et l’historique, et ce plant de vigne transporté en 1635 dans un os à moelle pour en éviter le dessèchement, transmet ses souhaits de renaissance pour l’ Ordre et ses espoirs pour l’avenir. Le maire de Vertou, Rodolphe Amailland, souhaite la bienvenue à ses confrères chevaliers en sa ville, affirme sa fierté et allègue d’un bail à complant du dix-septième siècle trouvé pour les Navineaux, qui dépendaient alors de Champtoceaux. Le président de la fédération, Christian Gauthier, argue sur l’actualité viticole ligérienne et sur les difficultés inhérentes. Il nous accueille avec joie dans la maison officielle des vins de Nantes « Bienvenue chez vous !!!! ».

Le Grand Maître appelle le Vice-Chancelier pour évoquer l’histoire concernant l’élaboration de notre nouvelle médaille. Puis, il remet quatre de ces précieuses médailles de notre Ordre à : Rodolphe Amailland, Christian Gauthier, Frédéric Massé et François Robin.

Les sonneurs se font à nouveau entendre, ils annoncent l’arrivée de la Bouteille d’Or en provenance du Loroux-Bottereau. Ce trophée, délicatement enrubanné par les vignerons, entouré de fagots frais, resplendit sous le soleil. Les dignitaires constatent l’excellent état de la reprise, une plaque commémorative est fixée sur le panneau officiel et le Grand Maître remet un somptueux diplôme au maire du Loroux-Bottereau et à ses vignerons.

Yves Cailler nous remémore les raisons qui ont conduit les bretvins à remettre la prestigieuse Bouteille d’Or à l’ensemble des vignerons représentés par son siège au château de la Frémoire. Il évoque les perspectives d’avenir, les réflexions à mener et les évolutions futures pour une bonne collaboration entre les professionnels et notre Ordre. Il annonce les dates fixées pour la prochaine manifestation, les 22 et 23 janvier afin de fêter la Saint-Vincent à Gétigné-Clisson. Enfin, il invite tous les présents à visiter la salle de réunion mise à notre disposition dans le château, avant de partager le muscadet d’honneur sélectionné parmi les « Ambassadeurs » et offert par la Fédération des Vins de Nantes.

Le départ vers les salons de la Louée pour le repas s’effectua en bon ordre, de même la mise en place des convives autour de belles tables rondes. Bien concocté, épuré par les officiers de bouche et dressé, élaboré par un chef talentueux, par son épouse et son équipe, le repas fut une succession de mets raffinés et de délices remarquables, magnifiés par une majestueuse sélection de vins, goustés et expertement décrits par nos brillants échansons.

Tous nos sens participèrent à cette fabuleuse soirée ; en effet, nos six sonneurs présents ravirent nos oreilles à l’invite du Grand Maître à deux prestations de haut niveau. Quel bel après-midi ! Il se termina comme il se doit par l’hymne bretvin entonné à pleine voix par tous les participants. Kenavo !!!

Gérard GOURAUD

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