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Saint- Vincent patron des vignerons, fête le 22 janvier. Il se nommait Vincent PALOTTI, né à HUESCA en Espagne. Il
fut instruit dans les saintes lettres par VALERE évêque de Saragosse. Ordonné
diacre et arrêté parce que chrétien sur l’ordre de DACIEN, préfet de
Saragosse, il subit de terribles tortures. Fortifié par la grâce Divine, il gardait
un visage radieux et murmurait : « Je pensais que votre cruauté irait plus
loin. » Il fut, comme Saint Laurent, étendu sur un gril posé sur des charbons
ardents, avec du sel répandu sur ses plaies pour augmenter sa souffrance. Les
yeux levés vers le ciel, il s’entretenait avec son créateur. Le gouverneur DACIEN
le fit ramener dans sa prison, qui fut inondée de lumière et d’une musique célestes. Le geôlier et ses compagnons se convertirent
devant ce miracle. Dacien furieux, essaya de
rétablir la santé du martyr pour de nouveau le faire souffrir. Alors le Saint
expira, c’était le 22 janvier de l’an 304. Le saint patron des vignerons est
honoré chaque année par l’Ordre des Chevaliers Bretvins au cours d’une cérémonie
qui à lieu le dimanche précédant ou suivant le 22 janvier. Comment Saint Vincent fut il reconnu comme saint patron des
vignerons ? Plusieurs hypothèses ont été avancées. Certains ont vu dans le
nom de Vincent un rapport avec la vigne ? Etymologiquement, Vincens, ancienne orthographe du nom, vient de vincere c’est-à-dire vaincre. Une autre explication, plus
amusante, est donnée. L’Evêque Valère s’étonnant d’une consommation
importante de vin dans le diocèse de Saragosse aurait chargé son diacre Vincent
de vérifier les faits qui lui étaient rapportés. L’histoire ne dit pas
quelles furent les conclusions du saint homme. L’Ordre des Chevaliers Bretvins possède une statue de Saint
Vincent. Originaire d’une église du sud de Le samedi précédant la fête de Pendant la cérémonie religieuse, les Chevaliers restent
couverts et n’enlèvent leur chapeau, sur ordre du prévôt, qu’au moment de la
consécration pour le reprendre à la fin de la communion. Au cours de l’office
la prière à Saint Vincent est lue en français par le Grand Maître et dans la
langue des pays représentés par les Baillis. Le Sénéchal donne ensuite lecture
des noms des Chevaliers décédés depuis la dernière cérémonie. Après cette
messe solennelle les Chevaliers repartent en défilé
vers la salle ou se tient le traditionnel banquet. C’est l’instant des
retrouvailles entre Chevaliers qu’ils soient de France ou des nombreux
Bailliages et chacun lève son verre à la gloire du Muscadet et à l’amitié qui
unit tous les membres de la confrérie. L’Aumonerie En 1955, la cérémonie de |
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