L’histoire du Vignoble Nantais

Vers le III° siècle après J.C.

Introduction probable de la vigne dans la région nantaise par les Romains.

VI ° siècle

L’évêque de Poitiers, Venance Fortunat, écrit plusieurs poèmes à la gloire de l’évêque de Nantes Félix (549-582). Il évoque notamment le domaine épiscopal de Cariacus, réputé pour ses vignes, qui était situé sur un coteau dominant la Loire. Martin, diacre, adjoint de l’évêque de Nantes, fonde le monastère de Vertou. Il entreprend de développer et de codifier la culture de la vigne dans le sud de la Loire. Le cépage alors cultivé était un cabernet franc, originaire de la Gironde, mais appelé « Breton » au sud de la Loire.

VII° – X° siècle

Période peu favorable aux progrès de la culture de la vigne, en raison des invasions normandes qui entraînèrent notamment l’exil des moines de Vertou.

X° siècle

La victoire du Duc de Bretagne, Alain Barbetorte, sur les Normands (937) permit le retour des moines dans la région nantaise et la reprise de la culture de la vigne autour de Vertou et d’Ancenis.

Moyen-Age

Extension de la culture de la vigne. Mise en place du système du bail à complant : les seigneurs mirent des terres à disposition des vignerons, à charge pour eux d’y planter la vigne et d’y récolter le raisin en échange d’une partie de la récolte (en général, un quart). Ce bail était transmissible et héréditaire.

XIII° siècle

Culture des cépages rouges venant de Bourgogne.

XIV° siècle

Le Duc Jean V de Bretagne cultive un plant bourguignon, cépage rouge à jus blanc, sur son domaine situé à Saint-Herblain, près de Nantes. Il donne à ce cépage le nom de Berligou. Le transit des vins vers l’étranger s’effectue à partir de Nantes, où arrivaient les gabares en provenance de la Sèvre, de la Maine, de la Divatte et de la Loire.

XVI° siècle

Vers le XVI° siècle, le Melon de Bourgogne est introduit dans le vignoble nantais. Le Port au vin (actuelle place du Commerce) se dote de cales et de celliers.

XVII° siècle

L’identité propre du vignoble se précise. Sous l’impulsion des commerçants hollandais très présents à Nantes, la culture du Gros-Plant ou Folle Blanche se développe. Ce cépage vient du Sud-Ouest. Le Muscadet, dont les meilleurs crus se trouvaient alors aux environs de Vallet, Mouzillon et Monnières, s’exportait bien en Hollande, principalement sous forme d’eaux-de-vie.

1709

Une gelée exceptionnelle (la température descendit à –30° C) détruisit la majeur partie du vignoble. Les vignerons replanteront massivement en Melon de Bourgogne qui avait mieux résisté au gel.

XVIII° siècle – XIX° siècle

Stabilité de l’activité dans le vignoble nantais où la culture se poursuit selon les mêmes méthodes artisanales. L’implantation du Chemin de Fer (1867) facilite le transport du vin.

1852 Atteintes des vignes par l’oïdium

1853 Expériences de souffrage menées par le Dr Ecorchard au Jardin des Plantes de Nantes

1882 Le vignoble nantais occupe une superficie de 32.000 hectares.

1884 Début des atteintes du phylloxera.

1885 Atteintes des vignes par le mildiou.

1889 Création de pépinières de vignes américaines dans le pays nantais.

1891 Fondation de l’Union des Syndicats de Colons, au Pallet, pour la défense des complanteurs

1897 Création d’écoles de greffage.

1900 Reconstitution progressive du vignoble nantais par greffages français sur plants américains. Le vignoble se concentre alors au sud de la Loire.

XX° siècle Introduction du cépage rouge Gamay des Coteaux d’Ancenis.

1925 Création de l’appellation « Muscadet Grand crû de Sèvre et Maine » par 8 vignerons de La Haye-Fouassière.

1936 Création de l’appellation d’Origine Contrôlée ( A.O.C.) du Muscadet Sèvre et Maine, et du Muscadet Coteaux de la Loire.

1937 Création de l’A.O.C. du Muscadet simple.

1954 Création de l’Appellation d’Origine Vin délimité de Qualité supérieure (A.O.V.D.Q.S.) pour le Gros-Plant

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